C’est pas parce que c’est notre dernier pays qu’on va se laisser abattre.
On remonte l’Afrique et on se rapproche un peu plus de ses racines. Boue, bubale, broussaille, bazar, bushmen, boubou, buvette, mbege la bière de banane…

Le Serengeti s’étend comme une prairie. On serait tenté de courir à travers champs, robe fleurie dans le vent, mais derrière les paquerettes se cachent certaines crètes. De la hyène hérissée au gros chat serval en pelage léopard, en passant par des chacals noirs et fauves, des lionnes paresseuses…  Nous descendons dans la caldeira du Ngorongoro comme on entre dans l’arche de Noé. Au coeur du cratère il y a la vie, la lumière, de nombreuses espèces, des arbres abondants, de l’eau et le chant des oiseaux…
Il n’est pas mentionné qu’au Serengeti il y a eu maintes coups de griffe, et souvent mortels. Pour autant aucune structure n’a été améliorée. Si les massaï vivent sur les territoires des fauves et peuvent les tuer à mains nues ou presque, ce n’est pas mon cas. J’veux dire je n’ai pas la force physique en tant qu’adversaire au niveau de la violence. L’absence totale de clôture dans les camps, que ce soit du sordide camping à 20 $ au lodge à 1500 $ par personne et par nuit, est complètement incohérent avec l’hostilité du terrain. La présence humaine de masse en été, et la nourriture n’effrayent plus vraiment les animaux. Mais ça, personne ne vous le dira jamais ! Si mon chat est capable de m’attaquer par derrière, qu’en est il du léopard quand je sort de ma tente pour me rendre aux toilettes la nuit …??

Les massaï n’aiment PAS les photos. Mais les Massaï ont compris ce que les touristes pouvaient représenter comme manne économique. Ainsi, ils ont reconstitué de petits villages à 50$ l’entrée par personne, à proscrire évidemment. Les massaï sont 300 000, répartis entre le Kenya et le nord de la Tanzanie. Il n’est pas difficile de les rencontrer dans une vie normale, que ce soit au marché des bestiaux ou à la distribution du maïs populaire. Mais pour obtenir un cliché c’est une autre affaire ! Leur système social est de type patriarcal, polygame, animiste et semi-nomade. Ils vivent uniquement du bétail. Les femmes sont marquées au fer rouge sur les joues dès leur plus jeune âge et perlée de la tête au pied. Souvent mariées vers 13ans, leur mari peut avoir une dizaine d’autres femmes. L’excision et la circoncision restent un rituel public…

Un petit vol ballotté plus tard et nous voilà a Zanzibar. Un pays dans le pays, puisque c’est un sultanat insulaire qui puise son origine musulmane chez les Perses. L’architecture et la population sont totalement différentes du continent, sans compter que l’île est dotée de plages paradisiaques. Mais derrière les portes des hôtels, la population reste extrêmement pauvre. Les femmes ont pour principale occupation la cueillette d’algues à marrée basse, qui feront nos produits de beauté l’Oréal ou gélifiant Haribo…

Ce pays nous a offert plus que ce que l’on imaginait, et nous terminons sur une excellente note. Ce ne sera peut être pas le cas sur le vol Uganda….. !

clichés