La Namibie commence juste après l’aéroport de Windhoek. Une ligne droite bordée d’une végétation arbustive de bonne valeur fourragère. Nous prenons un camping-car et zou galinette. Peu importe où nous partons tout est à 5 heures de piste. La réserve d’Etosha est totalement différente du safari au parc Kruger. La terre est plate. Tout est blanc et poussiéreux comme après un long nuage de cendre. La réverbération et le camouflage à la boue nous feraient presque rater la queue d’un lion. La sècheresse rend la traque beaucoup plus facile, les animaux sont aux points d’eau, par un pour le rhinocéros solitaire, par centaines pour le zèbre, beaucoup plus sociable. Quand au léopard, il est bien moins candide que la lionne et souffle comme un chat, toutes griffes déployées. Quelque part dans la nuit, sur la piste D2695 , vit Laurens, un fermier blanc issu des colonies allemandes. Eleveur de vaches et de moutons, son cheptel attire parfois les meutes de lions et les éléphants du désert qui viennent s’abreuver dans son réservoir d’eau. La cour est bordélique, jonchée d’épaves rouillées, à côté, un crocher de boucher. C’est là que nous passerons la nuit, visités par les hyènes… Mais sinon c’est sympa l’Afrique.

clichés