Les 4 000 îles ou Si Phan Don

Ce sont les terres serpentées par le Mékong, un archipel à la frontière du Cambodge. De Don Khon à Don Khong sans passer par Don Det, on peut y apprécier, en barque, les petits villages authentiques et paisibles, surmontés de petites maisons de bois sur pilotis. Les cascades naturelles sont autant de petits recoins à débusquer au détour des petits chemins qui sentent la noisette… A l’heure du bain il n’est pas rare de croiser les filles qui se lavent sous leur sarong, les buffles qui s’hydratent et les dauphins d’eau douces aux museaux courts. En saison humide, les rizières reprennent de la vie et de la couleur.


Les 4000 îles

L’île de Don Khon et ses installations en bambou pour la pêche dans les cascades

L’heure du bain pour les villageoises des 4 000 îles

Sur la route

Faites vous déposer au kilomètre 48. De là une route de terre vous mènera jusqu’à la Zone Naturelle Protégée de Xe Pian. En face de notre bungalow éco-sympa, des éléphants pataugent dans les marais sur un fond de végétation sauvage. C’est un peu l’Afrique qui pointe le bout de son nez. Le matin, nous suivons l’éléphant au son de sa cloche et nous le découvrons dans son bain, frotté vigoureusement par son mahout (le cornac du Laos).


Au lavoir des éléphants du village de Ban Kiet Ngong, dans les terres, en Zone Naturelle Protégée de Xe Pian 

Sur le plateau des Bolovens

Tu trouveras des cochons éléphantesques, du café à récolter, du Lao-lao pour s’alcooliser, des tiges de roseaux à faire sécher pour monter les toits de chaume, des chutes d’eau pour nager, une jungle pour crapahuter. Le Paris Dakar n’a qu’a bien se tenir, le sud du Laos offre de belles pistes rouges à parcourir en moto, cagoulé pour la poussière, ou en pick-up climatisé ! Le top est une escale à Tad Alang au coeur de la forêt primaire. On peut y dormir très simplement et bénéficier de cet immense terrain de jeu, de chutes d’eau cachées, de trek… Les tribus de la région sont les katu, les alak, les tahoy et les ngaï.

L’interlude du cafetier

Pour que grand-mère fasse du bon café, il en faut du laotien en amont pour récolter. Mr Vang, qui produit ses 200 kilos par an, nous explique : Introduit par les colonies française en 1920, le café pullule en altitude. Il faut attendre 7 mois pour la cueillette de l’arabica, 11 pour le robusta. Un arbre produit entre 5 et 10 kilos par an en une récolte entre novembre et janvier. On ne sélectionne que les fruits rouges pour l’arabica, tout les fruits pour le robusta qui de ce fait est plus caféiné et moins raffiné. Ce dernier est utilisé pour une production de masse et pour les mélanges. On enlève le cuticule de la cerise, on lave la graine qui est recouverte d’une sève sucrée, on fait sécher au soleil 10 jours. La sélection consiste à piler et tamiser le fruit pour en extraire la graine. On torréfie enfin durant 20 minutes en remuant constamment. Les grains noirs, trop cuits , sont jetés. Et lorsqu’on commande une tasse à Mr Vang et qu’il fait tout ça devant nous, l’expression « il fait quoi avec mon café, il me l’torréfie ? » prend tout son sens.

Piste rouge et ciel bleu, c’est l’Afrique au Plateau des Bolovens

De la cerise au grain, pour un pur Arabica…
Mr Vang à la préparation du café 


Les soeurs Tad Fan qui chutent à plus de 120 m au coeur de la jungle du Plateau des Bolovens

Plan de la grande boucle du plateau des Bolovens sur 400 km (Le top Tad Alang pour la solitude, la vue panoramique, les chutes cachées, le trek)

clichés du Laos