Nous faisons escale à Nasca, célèbre pour ses géoglyphes tracés en négatif il y a environ 1 500 ans et découverts en 1926. Après un vol au dessus d’un nid de cailloux, et ce en toute sécurité (pour les plus récalcitrants), nous partons en excursion dans la réserve de San Fernando. Elle est moins connue, elle ressemble aux îles Balestas, elle est très cher, personne n’y va, mais ça vaut vachement l’coup !

Le ciel est bas, écrasant et humide. « Nan mais ça va s’dégager » me répétai-je toutes les heures… Embarqués dans un Nissan Patrol des années 80 dont on a dépouillé la carrosserie et greffé un châssis tubulaire en cas de retournement du véhicule, nous avançons en zigzag et petits bonds durant 2H.
Le désert s’étire à perte de vue mais on avance à l’aveugle. Il ne faut pas venir s’aventurer seul sinon t’es mal Ramirez… t’es très mal. Après 2 refus, j’accepte une gorgée de Pisco qui me fouette la gorge et me donne un second souffle pour descendre les dunes de sable sur des planches de surf qui n’ont du surf que la forme. On a du sable dans les narines et pas seulement dans les narines …
Au bout je découvre une des plus belles choses du voyage, la nature à l’état naturel. L’océan pacifique se déchaîne, les cris des uns croisent les odeurs des autres. Des centaines de lions de mer se chevauchent comme des bêtes repues. Juste à côté, des pélicans, manchots et autres vautours finissent de couvrir le bord de mer couleur jade. L’odeur est prenante. Nous sommes restés là… à les regarder… comme 2 cons. Nous sommes repartis, le ciel était bas, écrasant et humide.

Vol sur les lignes de Nasca de 35 mn à 70 € / Excursion dans la réserve à 50 € par tête de français.

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